Tout le monde l’appelait Lilly la pute Un franc la monte ou 100 sous la turlutte Toutes les nuits seul’ au pied de la
Butte Ell’ mettait le feu dans tous les cal’butes
!
Tout le monde l’appelait Lilly la pute Un franc la monte ou 100 sous la turlutte Pour le radada ou bien la culbute Ell’ savait jouer des homm’ et de la
flûte !
Ell’ faisait le tapin sur l’pavé
parisien L’amour par les 2 trous c’était
son gagne pain Délurant le bourgeois déniaisant
l’collégien Tous les gars en java n’en disaient
que du bien
Son tablier d’sapeur pouvait tout les
quart d’heur’ Accueillir les chaleurs d’un vic’lard
d’un bandeur Ell’ connaissait par cœur tous
les trucs du métier Le tourbillon chinois le suçon
charentais
Tout le monde l’appelait Lilly la pute Un franc la monte ou 100 sous la turlutte Toutes les nuits seul’ au pied de la
Butte Ell’ mettait le feu dans tous les cal’butes
!
Tout le monde l’appelait Lilly la pute Un franc la monte ou 100 sous la turlutte Pour le radada ou bien la culbute Ell’ savait jouer des homm’ et de la
flûte !
Ell’ en a vu des queues des tas de paire
de couill’ Des rasées des poilues des qui
sentaient l’andouill’ En forme de gourdin de fer’ à
ch’val de nouill’ Des bites de ministr’s d’ouvriers ou
d’harsouill’
A la fin d’la fricott’ ell’ vous offrait
un verr’ Ou sa petit’ culott’ à
l’odeur printanièr’ Ell’ demandait pardon au Bon Dieu au
Saint Père D’avoir fait au curé un’
cravat’ de notair’
Refrain
Elle vit aujourd’hui mariée à
Deauville Avec un vieux marquis au doux prénom
d’Achill’ Ce qui ne l’empêch’ pas souvent
de s’rendre util’ Auprès de jeunes gens qui la
prenn’ qui l’enfil’.. !